Claudio Abbado : un grand artiste nous a quitté

CLASSIQUE

Claudio Abbado  PointCulture mobile 1Une disparition discrète pour ce  chef d’orchestre humain et généreux, qui n’a jamais recherché les honneurs mais qui a pleinement réalisé sa vocation d’artiste.

Né à Milan en 1933 de parents musiciens qui l’initient au piano et à l’orgue, voici comment Claudio Abbado raconte l’origine de sa vocation dans une interview de 2002:  « J’avais 7 ans; nous étions à la veille de la guerre quand j’ai assisté, grâce à mon frère, au premier concert de ma vie : il était donné à la Scala par un grand artiste, Antonio Guarnieri, qui dirigeait les trois Nocturnes de Claude Debussy. Quand, dans Fêtes, le deuxième mouvement, j’ai entendu sonner les trompettes et les bois, j’ai ressenti un choc magique, inoubliable. Avec ma naïveté d’enfant, je me suis dit : “Un jour, toi aussi, tu seras capable de créer ces fabuleuses harmonies”…

Sa carrière est un extraordinaire parcours marqué notamment par son élection au Berliner Philharmoniker en 1989, après la mort de Karajan. Mais insistons plutôt sur quelques-unes de ses qualités humaines et artistiques qui ont fait de lui une des personnalités musicales les plus attachantes du XXème siècle et de ce début du XXIème.

Non content des postes prestigieux qui lui ont été proposés, il n’a eu de cesse de mettre à la portée du plus grand nombre les chefs d’œuvre du passé mais aussi la musique de son temps. Artiste engagé, il ne dirige pas seulement dans les salles de concert mais aussi dans les usines, les écoles …

Il s’est également consacré activement à la formation des jeunes musiciens – chefs d’orchestre et instrumentistes – pour assurer la relève. Sous son impulsion, diverses formations de grande qualité ont vu le jour et ont évolué : Orchestre des jeunes de la Communauté Européenne élargi  à Vienne en 1986 en devenant le Mahler Jugenorchester…

Doué d’une extraordinaire mémoire, il dirigeait par cœur même les opéras les plus longs. Sa gestique est exemplaire et élégante, exempte de tout effet spectaculaire. Marqué dans sa jeunesse par l’autoritarisme de Toscanini, il a plutôt cherché la collaboration de ses musiciens par l’écoute et la bienveillance.

Et puis, tout bascule en 2000, lorsqu’il est atteint par la maladie. Dans un premier temps très affaibli, il revient transformé deux ans plus tard avec une force nouvelle:« J’ai appris des choses nouvelles, cette interruption a été une expérience exceptionnelle qui fait que je vois et sens tout de manière différente. »

Claudio Abbado 2 PointCulture mobile 1L’une de ses plus belles réalisations durant cette période est la relance en 2003 de l’orchestre du Festival de Lucerne qui se distingue par la qualité exceptionnelle de ses membres: des solistes, des musiciens issus des plus grands orchestres (Berlin et Vienne notamment) ou d’ensembles de chambre de renom, autour du noyau du Mahler Chamber Orchestra.

A l’origine, ce festival, créé en 1938 avec Toscanini à la tête de l’orchestre, a permis à de grands musiciens allemands hostiles au nazisme de se produire en dehors de l’Allemagne.

Ces dernières années, c’est avec un enthousiasme sans faille que les musiciens de l’orchestre se retrouvaient. Il faut dire que Claudio Abbado a illuminé par sa présence les concerts de ce festival. Les enregistrements remarquables, notamment sur DVD peuvent en témoigner.

A voir et à entendre absolument; la Deuxième symphonie de Mahler, œuvre fétiche de Claudio Abbado et La mer de Debussy en 2003. Mais ce ne sont que des exemples parmi d’autres.

La dernière née de ses formations est l’Orchestra Mozart de Bologne avec des instruments anciens.

Avec Isabelle Faust, l’une des violonistes les plus douées de la jeune génération, il a gravé des versions bouleversantes des concertos de Beethoven et de Berg.

Au- delà de la mort, son rayonnement n’est pas prêt de s’éteindre et il rejoindra les grandes figures qui restent vivantes et nourrissent notre émerveillement pour la musique.

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Voici quelques étapes importantes de sa vie d’artiste avec quelques enregistrements parmi les plus réussis dans une discographie impressionnante et dont une sélection est actuellement présente au PointCulture mobile n°1  (PD)

->        1958: 1er lauréat du concours Koussevitzky à Tanglewood

->        1963: assistant de Bernstein à New-York et prix Mitropoulos

->        1967: enregistrements du concerto en sol de Ravel et le troisième de Prokofiev avec Martha Argérich et l’orchestre de Berlin

->        1968-1986: chef principal puis directeur musical de la Scala
enregistrements:

–  Macbeth;  Requiem de Verdi

->        1979-1989: chef principal puis directeur musical du London Symphony Orchestra
enregistrements:

– Carmen de Bizet  avec Teresa Berganza et Placido Domingo

–  Alexandre Newsky de Prokofiev

–  Le Barbier de Séville de Rossini

– les oeuvres pour orchestre de Ravel

->    1986-1991: directeur musical de l’Opéra de Vienne et chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Vienne
enregistrements:

– Messe D.950 de Schubert

– Pelleas et Mélisande de Debussy

– Wozzeck de Berg

->     1989-2002: chef principal du Berliner Philharmoniker (par élection)
enregistrements:

–  les symphonies et les concertos pour piano (avec Pollini) de Beethoven

–  les concertos pour flûte de Mozart avec Emmanuel Pahud

–  Sinfonietta et Journal d’un disparu de Janacek

–  oeuvres pour choeur et orchestre de Brahms

->    2002-2014: activités ralenties par la maladie (depuis 2000) mais qui seront marquées par de magnifiques réalisations avec l’Orchestre du Festival de Lucerne, l’Orchestra Mozart de Bologne, la ville où il est décédé le 20 janvier 2014.
enregistrements:

– Plusieurs symphonies de Mahler dont la deuxième et la neuvième, dernière en date (2011); La mer de Debussy avec Lucerne

– concertos pour violon de Beethoven et Berg avec Isabelle Faust et l’Orchestra Mozart

– 2ème symphonie de Schumann avec le même orchestre

..Claudio Abbado 3 PointCulture mobile 1

David BYRNE & ST. VINCENT «Love This Giant»

4AD, 2012

ROCK ..ART-POP ..PROG POP

XB992O (Disponible au Discobus 4)

BYRNE-CLARK ou E=Mc²

Né en 1952, David Byrne est un membre fondateur du groupe de l’Américan New wave Talking Heads. Ses formes d’expression artistique sont très variées: photographie, opéra, participation à la bande sonore de plusieurs films, en particulier pour Le Dernier Empereur.

Annie Erin Clark (née le 28 septembre 1982) est mieux connue sous son nom de scène: Saint- Vincent. Elle a commencé sa carrière musicale en tant que membre de The Polyphonic Spree et faisait également partie du Sufjan Stevens Band en tournée avant de former son propre groupe en 2006.

Clark a travaillé avec: Andrew Bird , Jolie Holland , John Vanderslice , Xiu Xiu , Death Cab for Cutie , Cristina Donà et Grizzly Bear . Elle a coécrit avec Bon Iver la chanson Roslyn, qui figure sur la bande originale du film de The Twilight Saga: New Moon.

L’équation résolue de deux univers diamétralement opposés par deux artistes aux influences fusionnelles est menée à terme. Le résultat final est troublant par la manière de greffer des programmations modernes, mais aussi des grooves funk, des segments pop ou des lignes classiques dans les théorèmes de base du calcul savant. Son élégante dimension orchestrale et sa pop atypique, où rien n’est forcé, font de la réalisation de ces deux artistes une musique vivante et accrocheuse, sur laquelle ils s’échangent le micro ou se le partagent de manière dosée.

La théorie de la relativité est respectée. L’un et l’autre tourne autour de la musique en respectant l’orbite gravitationnelle respective. YO

(Disponibilité de ce CD)

.Claude DEBUSSY « Oeuvres pour orchestre »

Chandos, 2012

ED3177 (Disponible au Discobus 4)

Royal Scottish Orchestra …..  Direction : Stéphane Denève

Dès les premières mesures de Gigues (Images pour orchestre), j’ai été captivé par cette version des œuvres pour orchestre de Debussy. Stéphane Denève dit éprouver une réelle passion pour cette musique et cela s’entend. Je n’ai pu m’empêcher d’écouter d’une traite les deux CD de cet album fascinant. Le célèbre orchestre écossais y brille de tout ses feux et mérite le compliment d’un critique du London Times « …le meilleur orchestre français au nord de Calais »!

Un peu comme un bouquin qu’on n’ arrive pas à quitter, la musique de Debussy jouée de cette manière a le pouvoir de soutenir l’attention, le désir irraisonné d’aller toujours plus loin dans la découverte de son univers sonore. Qu’il s’agisse d’œuvres maîtresses comme La mer ou moins connues comme Printemps (œuvre de jeunesse), la séduction, la fascination opèrent sous la baguette (magique?) du chef français.

-On est loin pourtant d’un Debussy impressionniste aux lignes floues, fondues. « Je pense – c’est Stéphane Denève qui parle -, que chez Debussy, tout s’entend, que tout est langage, et qu’il faut privilégier la transparence, la fraîcheur des timbres (les bois sont souvent prédominants), la vitalité et la précision rythmique ». Et encore : « Je crois en un Debussy théâtral, sensuel, visuel, chantant, allant, où toutes les lignes s’entendent, où rien n’est noyé, sinon dans des pianissimi évocateurs et fertiles… ». Une profession de foi pleinement rencontrée dans cette magnifique réalisation à laquelle le Diapason d’Or a d’ailleurs été attribué par le célèbre magazine. Un très bel hommage aussi à ce compositeur génial né en 1862, fêté dignement pour le 150ème anniversaire de sa naissance.

Stéphane Denève, né à Tourcoing en 1971, est actuellement reconnu internationalement comme un des meilleurs chefs d’orchestre de sa génération. Je vous recommande aussi l’écoute des autres enregistrements de ce chef talentueux, présents à la Médiathèque, notamment un album avec des œuvres de César Franck (DF7536), deux albums consacrés à Roussel (ER8472 et ER8484) et un autre à un jeune compositeur français, Guillaume Connesson (FC6820), déjà commenté sur ce blog (voir l’article).

L’Orchestre de Liège l’a accueilli en 2003 pour enregistrer des concertos de Poulenc avec Franck Braley et Eric Lesage (EP7410)

Bon, et si on réunissait quelques interprètes fameux de la musique de Debussy avant que l’année 2012 ne s’achève ?… Ok, je m’en occupe; c’est pour bientôt, au discobus 4.    Pierrequiroule

(Disponibilité de ce CD)

Richard WAGNER « Tristan Und Isolde »

EMI, 1952 et DGG, 1982

CLASSIQUE….. ROMANTIQUE

ENREGISTREMENTS LEGENDAIRES

DW2107 (Disponible sur demande) (Wilhelm Furtwängler)

DW2112 (Disponible au Discobus 4) (Carlos Kleiber)

Dans un article précédent(lire cet article), j’évoquais le pianiste italien Michelangeli et son mémorable enregistrement des ballades de Brahms à propos d’une réédition chez DGG. Un CD magnifique qui reprenait également une sonate de Schubert et une sonate de Beethoven.

Je voudrais évoquer cette fois une autre réalisation exceptionnelle, profitant de sa présence actuelle au discobus dans le cadre de l’hommage à Dietrich Fischer-Dieskau. Il s’agit d’un enregistrement réalisé en 1952 de l’opéra de Richard Wagner: Tristan et Isolde d’après une légende d’origine celtique. Fischer-Dieskau n’en est pas la vedette principale : il incarne le personnage de Kurwenal, l’écuyer de Tristan.

Wilhelm Furtwängler, considéré comme un des plus grands chefs d’orchestre du XXème siècle, est à la tête de l’orchestre Philharmonia et les deux personnages principaux sont interprètés par Ludwig Suthaus et Kirsten Flagstad, inoubliables chanteurs wagnériens de l’époque.

La musique de Richard Wagner absolument bouleversante, est un sommet de l’histoire de l’opéra et et cette version restera une référence dans l’histoire du disque.

Alors n’hésitez pas à emprunter ce chef-d’œuvre absolu. Vous pourrez même vous procurer aussi une autre version plus récente dirigée en studio, par un autre chef exceptionnel : Carlos Kleiber qui magnifie surtout un orchestre somptueux avec en prime, une prise de son (en studio) splendide. Ce n’est plus l’époque des grandes voix wagnériennes mais c’est tout de même très beau. Et, surprise, nous retrouvons Fischer-Dieskau qui, trente ans plus tard chante à nouveau le rôle de Kurwenal.

Je reviendrai prochainement sur la personnalité de Carlos Kleiber.

Bonne écoute !. PD

(Disponibilité de ces CD : par Furtwängler   par Kleiber

Un peu de musique pour l'été (partie 2)

CLASSIQUE

Sait-on jamais, si le climat de cet été persistait à battre les records de pluviosité, à moins que des après-midis caniculaires nous obligent à nous mettre à l’abri pendant les heures les plus chaudes, voici un choix de médias qui vous permettront d’oublier un peu les aléas de la météo et surtout de découvrir quelques précieux trésors…

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Parmi les nouveautés en musique classique, je vous recommande les CD suivants:

Sofia GUBAIDULINA « In Tempus Praesens » (concerto pour violon); « Glorious Percussion »

FG9074 (Disponible au Discobus 4)

Sofia Gubaidulina est sans doute la grande dame de la musique en Russie et, s’il est une musique contemporaine éloignée des modes et de de la cérébralité, c’est bien celle de cette compositrice.

Les œuvres de cet enregistrement datent de 2007 et 2008.

Selon ses propres termes, « Que je sois moderne ou non m’est égal. La vérité intérieure de ma musique est ce qui m’importe ». Sa musique montre une expressivité foisonnante et une préoccupation constante pour l’être humain en quête de spiritualité. Il ne s’agit pas d’une spiritualité éthérée et paisible mais d’un approfondissement du monde dans toute sa complexité, comme dans cette œuvre magique In Tempus Praesens pour violon et orchestre où les nombres 3 et 1 jouent un rôle essentiel. « Mais ce ‘un’ porte un monde infini et multidimensionnel en lui-même et, par conséquent un nombre infini de caractéristiques » dit la compositrice.

L’autre composition de cet enregistrement Glorious Percussion nous montre un autre aspect de la personnalité de Gubaidulina : il s’agit de son intérêt, de sa curiosité insatiable pour les instruments de toutes sortes et notamment pour les instruments à percussion. Elle nous donne à entendre une variété extraordinaire de sonorités.

Très belle prestation de l’orchestre de Lucerne dirigé par Jonathan Nott, qui a notamment dirigé l’ Ensemble Intercontemporain (de 2000 à 2003), de l’ensemble Glorious Percussion, qui a donc pris le nom de l’œuvre qui les a réunis pour la première fois, et du violoniste israélien Vadim Gluzman. PD

(Disponibilité de ce CD)

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Alessandro STRIGGIO (1536-1592): « Messe à 40 et 60 Voix »

AS7502 (Disponible au Discobus 4)

Cette musique somptueuse a été conçue pour les fastes de la cour des Médicis à Florence à la fin du XVème siècle. Elle est à l’origine de ce que l’on a coutume d’appeler le style du baroque monumental qui s’est épanoui dans la première moitié du XVIIème siècle, à l’image des grandes architectures de l’époque.

Des œuvres aux proportions hors du commun écrites pour de multiples chœurs dont les pupitres étaient eux-mêmes divisés, et avec accompagnement d’instruments (à vent, notamment).

Hervé Niquet (Le Concert spirituel) a réussi cet exploit de réunir cinq chœurs de huit chanteurs, plus vingt chanteurs additionnels (pour totaliser soixante voix dans l’Agnus Dei) avec un accompagnement de quatorze instrumentistes. Le résultat est impressionnant. PD

(Disponibilité de ce CD)

HOOVERPHONIC « With Orchestra »

Sony Music, 2012

ROCK

XH753U (Disponible au Discobus 4)

Noémie Wolfs et comparses, accompagnés de 42 musiciens, surfent sur la vague en reprenant les anciens morceaux du groupe avec en bonus un inédit : Happiness.

Le premier centre d’intérêt de l’album réside dans la découverte de la nouvelle chanteuse qui parcourt les succès passés avec une orchestration originale. Le deuxième, sous forme de best-of, offre une nouvelle écoute du groupe-phare du plat pays.

Les versions sympho ont envahi les ondes depuis le Concerto For Group And Orchestra de Deep Purple sorti en 1969. Des expériences réussies de ce type se sont déjà produites. Il est à remarquer que les divers exercices de ce style n’ont jamais marqué l’histoire de façon nette et précise.

La difficulté était de sortir de la surthéâtralisation propre au genre, d’éviter les couches de sucre et chantilly pour faire passer le gros morceau de gâteau. Au demeurant, malgré les clichés et redondances, notre jeune vocaliste arrive à se sortir du piège.

Sans préjuger de l’avenir de l’essai, une tentative reste une tentative et a le mérite d’exister. YO

(Disponibilité de ce CD)

Un peu de musique pour l'été (partie 1)

CLASSIQUE

Sait-on jamais, si le climat de cet été persistait à battre les records de pluviosité, à moins que des après-midis caniculaires nous obligent à nous mettre à l’abri pendant les heures les plus chaudes, voici un choix de médias qui vous permettront d’oublier un peu les aléas de la météo et surtout de découvrir quelques précieux trésors…

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Parmi les nouveautés en musique classique, je vous recommande les CD suivants:

Arnold SCHOENBERG « Œuvres de Schoenberg« 

ES2204 (Disponible au Discobus 4)

Berliner Philharmoniker, Simon Rattle

Si vous n’aimez pas Schoenberg, écoutez ce disque. Il vous fera découvrir l’admiration que ce compositeur, considéré comme révolutionnaire, vouait à Brahms, au travers de l’orchestration qu’il réalisa du quatuor avec piano n°1.

Schoenberg magnifie cette belle œuvre de Brahms qui avait, par elle-même déjà, une vocation symphonique. Tout Brahms est là, avec ses amples mélodies, ses riches harmonies et ses décalages rythmiques. Schoenberg ajoute une touche moderne avec un pupitre imposant de percussions dans le troisième mouvement et avec la présence du glockenspiel et du xylophone dans le final.

Au programme ensuite, une musique dramatique, expressionniste, écrite pour une scène de film (Begleitmusik). Trois sections: « Danger imminent », « Peur panique », « Catastrophe ».

L’influence brahmsienne (notamment l’aspect polyphonique) est bien présente aussi dans la Kammersymphonie op.9 de 1906 qui clôture ce programme. L’œuvre est jouée ici dans sa version pour grand orchestre de 1935.

Et quel orchestre! Le Philharmonique de Berlin sous la conduite de son chef actuel Simon Rattle, dont la collaboration avec ce merveilleux orchestre nous a valu de splendides réalisations. PD

(Disponibilité de ce CD)

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Frédéric CHOPIN  » Scherzos pour piano 1-4 / 3 Nocturnes » (+ Franz LISZT et Maurice RAVEL)

DC6135 (Disponible au Discobus 4)

Benjamin GROSVENOR, piano

Ce jeune pianiste anglais, qui fait sa première apparition dans nos collections, parvient encore à nous étonner dans un répertoire fréquenté par tant d’interprètes célèbres. Pour débuter, de fulgurants scherzos de Chopin impressionnent, pas seulement par la virtuosité extraordinaire de l’interprète, mais surtout par son toucher personnel et expressif. A l’âge d’à peine vingt ans, Benjamin Grosvenor nous offre un premier récital généreux et intelligemment construit. Son interprétation de Gaspard de la nuit de Ravel montre déjà une intelligence et une sensibilité musicales étonnantes pour son âge. PD

(Disponibilité de ce CD)