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Grand merci à tous les lecteurs et les  internautes qui se sont arrêtés le temps d’un instant ou plus pour découvrir nos médias, s’informer sur des albums, des artistes, des interprètes, sur nos rendez-vous, nos mises en évidence sur le bus de la Médiathèque.

Celle-ci s’est muée en PointCulture.

Avec de nouveaux objectifs, de nouveaux projets.

Et avec un blog qui continue à informer, à faire découvrir, à partager les passions musicales et cinématographiques, à présenter les coups de cœur, les activités les animations et les rendez-vous.

Alors ne tardez pas à nous rejoindre sur notre blog

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ou sur le site de

PointCulture

 

(Ce blog-ci sera clôturé en juillet 2014)

 

Claudio Abbado : un grand artiste nous a quitté

CLASSIQUE

Claudio Abbado  PointCulture mobile 1Une disparition discrète pour ce  chef d’orchestre humain et généreux, qui n’a jamais recherché les honneurs mais qui a pleinement réalisé sa vocation d’artiste.

Né à Milan en 1933 de parents musiciens qui l’initient au piano et à l’orgue, voici comment Claudio Abbado raconte l’origine de sa vocation dans une interview de 2002:  « J’avais 7 ans; nous étions à la veille de la guerre quand j’ai assisté, grâce à mon frère, au premier concert de ma vie : il était donné à la Scala par un grand artiste, Antonio Guarnieri, qui dirigeait les trois Nocturnes de Claude Debussy. Quand, dans Fêtes, le deuxième mouvement, j’ai entendu sonner les trompettes et les bois, j’ai ressenti un choc magique, inoubliable. Avec ma naïveté d’enfant, je me suis dit : “Un jour, toi aussi, tu seras capable de créer ces fabuleuses harmonies”…

Sa carrière est un extraordinaire parcours marqué notamment par son élection au Berliner Philharmoniker en 1989, après la mort de Karajan. Mais insistons plutôt sur quelques-unes de ses qualités humaines et artistiques qui ont fait de lui une des personnalités musicales les plus attachantes du XXème siècle et de ce début du XXIème.

Non content des postes prestigieux qui lui ont été proposés, il n’a eu de cesse de mettre à la portée du plus grand nombre les chefs d’œuvre du passé mais aussi la musique de son temps. Artiste engagé, il ne dirige pas seulement dans les salles de concert mais aussi dans les usines, les écoles …

Il s’est également consacré activement à la formation des jeunes musiciens – chefs d’orchestre et instrumentistes – pour assurer la relève. Sous son impulsion, diverses formations de grande qualité ont vu le jour et ont évolué : Orchestre des jeunes de la Communauté Européenne élargi  à Vienne en 1986 en devenant le Mahler Jugenorchester…

Doué d’une extraordinaire mémoire, il dirigeait par cœur même les opéras les plus longs. Sa gestique est exemplaire et élégante, exempte de tout effet spectaculaire. Marqué dans sa jeunesse par l’autoritarisme de Toscanini, il a plutôt cherché la collaboration de ses musiciens par l’écoute et la bienveillance.

Et puis, tout bascule en 2000, lorsqu’il est atteint par la maladie. Dans un premier temps très affaibli, il revient transformé deux ans plus tard avec une force nouvelle:« J’ai appris des choses nouvelles, cette interruption a été une expérience exceptionnelle qui fait que je vois et sens tout de manière différente. »

Claudio Abbado 2 PointCulture mobile 1L’une de ses plus belles réalisations durant cette période est la relance en 2003 de l’orchestre du Festival de Lucerne qui se distingue par la qualité exceptionnelle de ses membres: des solistes, des musiciens issus des plus grands orchestres (Berlin et Vienne notamment) ou d’ensembles de chambre de renom, autour du noyau du Mahler Chamber Orchestra.

A l’origine, ce festival, créé en 1938 avec Toscanini à la tête de l’orchestre, a permis à de grands musiciens allemands hostiles au nazisme de se produire en dehors de l’Allemagne.

Ces dernières années, c’est avec un enthousiasme sans faille que les musiciens de l’orchestre se retrouvaient. Il faut dire que Claudio Abbado a illuminé par sa présence les concerts de ce festival. Les enregistrements remarquables, notamment sur DVD peuvent en témoigner.

A voir et à entendre absolument; la Deuxième symphonie de Mahler, œuvre fétiche de Claudio Abbado et La mer de Debussy en 2003. Mais ce ne sont que des exemples parmi d’autres.

La dernière née de ses formations est l’Orchestra Mozart de Bologne avec des instruments anciens.

Avec Isabelle Faust, l’une des violonistes les plus douées de la jeune génération, il a gravé des versions bouleversantes des concertos de Beethoven et de Berg.

Au- delà de la mort, son rayonnement n’est pas prêt de s’éteindre et il rejoindra les grandes figures qui restent vivantes et nourrissent notre émerveillement pour la musique.

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Voici quelques étapes importantes de sa vie d’artiste avec quelques enregistrements parmi les plus réussis dans une discographie impressionnante et dont une sélection est actuellement présente au PointCulture mobile n°1  (PD)

->        1958: 1er lauréat du concours Koussevitzky à Tanglewood

->        1963: assistant de Bernstein à New-York et prix Mitropoulos

->        1967: enregistrements du concerto en sol de Ravel et le troisième de Prokofiev avec Martha Argérich et l’orchestre de Berlin

->        1968-1986: chef principal puis directeur musical de la Scala
enregistrements:

–  Macbeth;  Requiem de Verdi

->        1979-1989: chef principal puis directeur musical du London Symphony Orchestra
enregistrements:

– Carmen de Bizet  avec Teresa Berganza et Placido Domingo

–  Alexandre Newsky de Prokofiev

–  Le Barbier de Séville de Rossini

– les oeuvres pour orchestre de Ravel

->    1986-1991: directeur musical de l’Opéra de Vienne et chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Vienne
enregistrements:

– Messe D.950 de Schubert

– Pelleas et Mélisande de Debussy

– Wozzeck de Berg

->     1989-2002: chef principal du Berliner Philharmoniker (par élection)
enregistrements:

–  les symphonies et les concertos pour piano (avec Pollini) de Beethoven

–  les concertos pour flûte de Mozart avec Emmanuel Pahud

–  Sinfonietta et Journal d’un disparu de Janacek

–  oeuvres pour choeur et orchestre de Brahms

->    2002-2014: activités ralenties par la maladie (depuis 2000) mais qui seront marquées par de magnifiques réalisations avec l’Orchestre du Festival de Lucerne, l’Orchestra Mozart de Bologne, la ville où il est décédé le 20 janvier 2014.
enregistrements:

– Plusieurs symphonies de Mahler dont la deuxième et la neuvième, dernière en date (2011); La mer de Debussy avec Lucerne

– concertos pour violon de Beethoven et Berg avec Isabelle Faust et l’Orchestra Mozart

– 2ème symphonie de Schumann avec le même orchestre

..Claudio Abbado 3 PointCulture mobile 1

Baby You Can Drive My Car !

CINEMA    ROCK

Baby You Can Drive My CarInvention technologique majeure du XXe siècle, l’automobile marque de son empreinte indélébile l’histoire récente d’une civilisation ancrée sur ses principes de fonctionnement : vitesse, performance, désincarnation totale d’une humanité centrée sur sa productivité.

Un tel engin a profondément bouleversé l’environnement social, culturel, économique, écologique sans équivalent dans la petite histoire du genre humain.

La relation indéfectible à ce moyen de transport a mis au jour de nombreux syndromes comportementaux de nos contemporains. Objet de désir, de classification d’échelle sociale, elle a réalisé, en un siècle, une révolution inégalée à ce jour.

Le cinéma se devait de mettre en scène cette réalité. Les scenarii au fil des décennies vont exploiter, sous différents moyens, les immenses possibilités. Les styles vont littéralement exploser : road-movie, course-poursuite, fantastique, narration historique sportive, drame, burlesque.

Laurel et Hardy, Verneuil avec « Le Casse », McQueen dans « Le Mans », Montand « Grand Prix », Fernandel « Raphaël Le Tatoué » et la plus belle course-poursuite du 7ème art « Bullitt » sont des réalisations qui ont porté haut les couleurs, la fusion de l’acteur avec cette machine.

« Christine » de Carpenter apportera une vision fantastique. « Rush » et « Fast & Furious » créeront une nouvelle vision du héros, le cow-boy motorisé. « Mad Max » bousculera la dévotion absolue de l’homme dans l’auto et en dessinera une ébauche de l’apocalypse.

L’intérêt des artistes musicaux se tournera également vers cet objet. Illustration d’album, plage au titre évocateur, référence à cette forme d’addiction au culte de l’automobile envahiront leurs partitions. Les « tubes » décorés des Beach Boys, la Mercedes Benz de Janis, La Pink Cadillac, les rutilants 4×4 tunés des rappeurs,  se sont allégrement servis de l’image mécanique.

Une profusion de création sera mise en avant dans le cinéma et sera directement un vecteur de diffusion de masse. L’éclosion de nouveaux mouvements et de formes musicales sera toujours redevable de cette fusion. Steppenwolf, Heavy ou Hard rock, sera toujours associé à Easy Rider. AC DC, dans un récent Iron Man, sera redécouvert par une nouvelle génération. Taxi fera la fierté d’IAM.

Une petite sélection de films et d’albums est à disposition dans votre Point Culture Mobile1.

N’hésitez pas à proposer et à demander des références pour vos coups de cœur personnels.  YO

Rendez-vous du PointCulture mobile N°1 : Paul Metzger : concert-rencontre

metzger PointCulture mobile 1

Pendant vingt ans, Paul Metzger a construit et perfectionné un banjo à vingt-trois cordes dont il joue avec une maestria bouleversante.

Pour ce concert, il fera aussi entendre son Spontaneous composition generator, un ensemble de plus de trente petites boîtes à musique modifiées et reliées entre elles, produisant des compositions aléatoires qui évoquent des berceuses démantibulées, entre rêveries mélancoliques et cycles à l’abandon. Ne ratez pas ce concert, ainsi que l’interview du musicien par Philippe Delvosalle.

Où ?             à AMAY Dans le PointCulture mobile N° 1 (discobus) : Place de la Collégiale

Quand ?     Dimanche 3 novembre 2013 à 11 h 00 (durée 1 h 15)

Entrée ?    Accès gratuit – Réservation souhaitée – lebus@lamediatheque.be – Apéro offert

Ana MOURA « Desfado »

Glitterhouse Records, 2012 

MUSIQUE DU MONDE   PORTUGAL

MU1853 (Disponible au PointCulture Mobile N°1)

Ana Moura Desfado PointCulture Mobile 1Jour 1 : l’ivresse du matin.

Je suis surpris par l’optimisme et l’entrain d’Ana. Moi qui croyais que les Portugaises étaient seulement nostalgiques. Se défait-elle du fado (Desfado) ? Je me prends à taper dans les mains, à danser dans son ombre. Et à peine je m’enivre de son rythme joyeux, c’est déjà fini…

Jour 2 : au soir.

Ana vient d’inviter Joni Mitchell. Larry Klein est là aussi, il nous raconte comment il a travaillé avec Madeleine Peyroux et Melody Gardot, et avec Joni bien sûr. Ana se met à reprendre A Case Of You. Elle ne commet aucune faute, elle n’a pas à rougir devant son ainée. Qui d’autre qu’elle peut reprendre une chanson de Joni ?

Jour 3 : en plein soleil (Até Ao Verão).

Ana me parle du printemps, de la vie, des difficultés. Avec lucidité mais avec tellement de sensibilité dans la voix. Elle est émue. Moi aussi.

Jour 5 : après la rupture (Thank You).

Je ne croyais pas Ana aussi blessée. Un cœur à fleur de peau, déchiré et trahi. Ses mots autant que la musique de sa voix et la mélodie de sa tristesse me poussent à lui tendre la main quand elle s’en va. La guitarra ose l’accompagner délicatement.

Jour 6 : carrousel de joie (E Tu Gostavas De Mim).

Nous nous sommes changé les idées. Ana m’a raconté tout ce qui lui passait par la tête : ses croyances, le cosmos et aussi qu’elle m’aimait. Je veux valser avec elle.

Jour 12 : dans les nuages (Com a Cabeça Nas Nuvens).

Après quelques journées avec des hauts et des bas, Ana est moins fado-tiguée. Elle a la tête dans les nuages et se donne corps et âme. La guitarra est folle de joie et d’enthousiasme.

Jour 13 : dans le rêve (A Dream of Fire).

« J’ai vraiment envie de t’embrasser, m’a-t-elle dit. » C’est un rêve pour sûr… J’y ai même entendu Herbie Hancock au clavier d’une romance plus pop. J’avais oublié qu’Ana avait même chanté les Rolling Stones.

Dernier Jour : en attendant la nuit (Despiu a Saudade).

« Mais soudain, comme le soleil après la pluie, vint la nuit transformé en aube », Ana a continué sa route après le dîner, avec élégance, et un peu de saudade. Je m’en suis sans doute ana-moura-ché ! DM

(Disponibilité de ce CD)

Eric BURDON « Til Your River Runs Dry »

Abko Records, 2013

ROCK   BLUES ROCK   SINGER SONGWRITER   AMERICANA

XB934B (Disponible au PointCulture mobile N° 1)

Eric Burdon Til Your River Runs Dry PointCulture mobile 1En 1962, Eric Burdon rejoint le groupe de l’organiste Alan Price, qui devient alors The Animals et sort son premier single Baby Let me Take You Home en mars 1964, suivi en juin par son plus gros succès, une reprise d’un traditionnel noir américain House Of The Rising Sun.

50 ans plus tard, le chanteur revient dans les bacs avec un nouvel opus énergique, concocté by himself et entouré de musiciens aussi talentueux que virtuoses. On retrouve à la guitare Eric McFadden et au clavier Mike Finnigan et son Hammond B3. Soucieux peut-être de laisser en héritage son amour immodéré de la musique, de reconstruire les mémoires perdues lors de l’incendie de sa maison dans les années 70, Burdon réalise un album qui englobe ses coups de cœur, ses influences. Du blues, de la soul, du rhythm’n’blues, des ballades, tout l’univers d’une vie dédiée à sa passion.

Il reste fidèle à lui-même. Désabusé par le monde qui l’entoure, la génération 68 qui renie ses idéaux au nom de la productivité et du déclin social engendré par le tout à l’argent, il martèle sa vision sans retenue de la religion, de la politique et de sa vie filant vers le néant.

Sa discographie solo représente son immobilisme de pensée et le conservatisme de ses idéaux :

1967 : Winds of Change,

1971 : Black Man’s Burdon,

1975 : Stop,

1983 : Power Company,

1992 : Good Times,

2004 : My Secret Life

Quelques albums au titre évocateur, qui, avec ce dernier arrivé, alimentent son œuvre.

La page d’un homme qui est déjà entré dans l’histoire du rock et qui ne peut que ravir de nombreux fans, dont notre ami Hugh Laurie. YO

(Disponibilité de ce CD)

Rendez-vous du PointCulture mobile N°1 : Didier LALOY

didier laloy  pointculturemobile1Didier Laloy ne se repose-t-il donc jamais ? Ne lâche-t-il jamais son accordéon diatonique ?

De collaborations tous azimuts -toujours de haut niveau- en enregistrements et concerts qui s’enchaînent, il est d’une activité stupéfiante. Rares sont ceux, en Wallonie, qui n’ont pas eu la chance de pouvoir apprécier son jeu dynamique, riche et novateur. Didier Laloy explore tous les terrains, des musiques traditionnelles, du jazz, du rock, de la chanson, avec une même passion.

Le PointCulture mobile n°1 (Bus de la Médiathèque) est heureux de vous proposer une rencontre avec ce musicien extraordinaire. Nous découvrirons l’homme derrière l’instrument, il parlera de son parcours, de ses influences, de ses rencontres et, bien sûr, il jouera beaucoup.

Où ?             à HUY  Dans le PointCulture mobile N° 1 (discobus) : Avenue Godin-Parnajon (en face de la piscine)

Quand ?     Dimanche 16 juin 2013 à 11 h 00 (durée 1 h 15)

Entrée ?    Accès gratuit – Réservation souhaitée – lebus@lamediatheque.be
– Apéro offert